World War II ___ Introduction

World War II ___ Introduction
La Seconde Guerre mondiale est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura de septembre 1939 à septembre 1945. Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Grande Guerre de 1914-1918 et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois nations de l'Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d'un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne). Le conflit planétaire ainsi généré opposa schématiquement deux camps — les Alliés et l'Axe. Il prit fin en Europe le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s'acheva en Asie et dans le monde le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition du Japon, dernière nation de l'Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale promeut les États-Unis et l'URSS, principaux vainqueurs, comme les deux superpuissances appelées à dominer le monde pour près de 40 ans. Elle accélère l'affaissement de l'Europe et le processus de décolonisation en Asie, dans le monde arabe puis en Afrique, achevé au début des années 1960. Paradoxalement, la Seconde Guerre mondiale est le dernier grave conflit en Europe, désormais à la recherche de son unification, et la difficile reconstruction est vite suivie d'une période de prospérité sans précédent.

N'opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut la première grande guerre idéologique de l'Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu'une résistance ait pu exister jusqu'en plein c½ur de l'Allemagne nazie en guerre.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km²[1], et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. Guerre totale, elle escamota largement la distinction entre civils et militaires et vit la mobilisation complète des ressources économiques, humaines et scientifiques des deux camps, y compris des vassaux de l'Axe, mis en coupe réglée.

La somme des dégâts matériels n'a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu'elle dépasse les destructions cumulées de l'ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la guerre ayant reculé les limites de la civilisation et de la violence dans des proportions inédites. Elle fut aussi le théâtre de multiples crimes de guerre, dont l'Axe n'eut jamais le monopole.

Parmi ces crimes figurent la déportation en camps de concentration, camps de travail et camps de la mort à des fins d'extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus (homosexuels, Témoins de Jéhovah, handicapés, etc.) commandées par le régime nazi. Le régime Shōwa ne fut nullement en reste en Asie avec, à son actif, 10 millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Manzhouguo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l'Extrême-Orient, ainsi que l'annihilation systématique de populations civiles, principalement en Chine et notamment lors du massacre de Nankin.

Il faut ajouter les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis tels le SS Josef Mengele et l'unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe en Europe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Chongqing : la ville la plus bombardée de la guerre), puis par les Alliés avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et, pour la première et unique fois en plus de soixante ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 04:16

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:16

Overlord


Les origines du Débarquement de Normandie

Des opérations combinées à la conférence de Téhéran



La création des "opérations combinées "

Le Premier Ministre britannique, Winston Churchill, reste convaincu que le seul moyen de battre les Allemands est de porter la guerre en territoire français.

Pour mener à bien sa mission, trois points sont fixés : dans un premier temps, afin de permettre toute organisation militaire à partir de l'Angleterre, il faut écarter définitivement la menace d'une invasion allemande sur le sol anglais. Dans un deuxième temps, il faut entraîner et équiper une nouvelle armée anglaise, extrêmement affaiblie par le début du conflit. Enfin, dans un troisième temps, il faut à tous prix tirer profit de l'extraordinaire pouvoir industriel et économique des Etats-Unis d'Amérique.

En 1939, au commencement de la Seconde Guerre mondiale pour la France et l'Angleterre, aucune armée n'a l'expérience d'opérations amphibies ; les troupes ne sont pas dotées d'engins de débarquement et ne réalisent pas véritablement l'enjeu stratégique d'une telle opération.

Winston Churchill créé un organisme baptisé "Opérations Combinées", dans le but d'effectuer des assauts de faible envergure : des raids qui frappent rapidement et directement l'ennemi à un ou plusieurs points sensible.

Le Premier Ministre britannique souhaite voir la création des premières unités d'assaut spécialisées (que l'on appelle couramment de nos jours des "commandos") opérationnelles dès le mois de juillet 1940. Le premier fait d'armes de cette unité se déroule sur l'île de Guernesey.

C'est en octobre 1941 que Winston Churchill nomme le jeune capitaine Lord Moutbatten à la tête du nouvel organisme "Opérations Combinées" avec les consignes suivantes : "Vous devez préparer l'invasion de l'Europe car, à moins de porter le combat contre Hitler sur terre, nous ne gagnerons jamais cette guerre".

L'appel à l'aide des Soviétiques

Les Soviétiques, affrontant un ennemi féroce sur leur territoire, demandent de l'aide de toute urgence aux pays alliés : les Américains, qui entrent en guerre au lendemain de l'attaque Japonaise sur l'île de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, leur envoient du matériel lourd (char, avions) et léger (armes, munitions, carburant) mais cela ne suffit pas.

Pour redonner de l'espoir aux Soviétiques mais également pour tester ce mur de l'Altantique, tant vanté par la propagande nazie et qui fait la fierté de l'Allemagne, les Alliés décident d'organiser une opération combinée de faible envergure : l'opération Jubilée voit ainsi le jour, elle a pour cible la ville française de Dieppe.

Raid sur Dieppe
Pour en savoir plus sur le raid de Dieppe du 19 août 1942, cliquez ici.

Le raid sur Dieppe en août 1942 est confié à la 2ème division canadienne, appuyée par les nouveaux tanks Churchill de 40 tonnes, qui doivent débarquer juste devant l'objectif, pendant que les commandos attaqueront sur les flancs pour neutraliser les batteries côtières installées sur les falaises.


Mais la Royal Navy ne voulant pas risquer ses grosses unités dans les eaux étroites de la Manche, l'assaut n'est précédé d'aucune préparation d'artillerie de marine.

Ainsi, dès que les Canadiens mettent le pied sur le sol français, ils sont accrochés sur la plage exposée aux tirs et seuls quelques-uns parviennent à franchir la digue de béton et à s'infiltrer en ville.

Des renforts qui devaient être envoyé au combat, ne l'ont pas été car les Alliés ont simplement "testé" le Mur de l'Atlantique. Les mouvements ennemis ont été observés, chronométrés et analysés afin de préparer un assaut de plus grande envergure plus tard.

Les soldats canadiens et britanniques, qui se sont battus courageusement, qui sont morts au combat, qui ont été blessés, fait prisonniers ou disparus ont été sacrifiés pour permettre aux Alliés de recueillir des enseignements pour un futur débarquement de plus grande envergure. Plus de 1500 soldats alliés ont payé ces précieux renseignements de leur vie.

Conférence de Téhéran

Après le tournant de la Bataille de Stalingrad, qui se termine en février 1943, l'Armée Rouge reconquiert le territoire perdu lors des combats précédents. Pourtant, le conflit reste extrêmement difficiles pour les troupes soviétiques : Staline demande ainsi aux dirigeants alliés de se réunir afin qu'un véritable front soit ouvert à l'Ouest.

Ainsi, et pour la première fois, les trois principaux dirigeants des pays alliés (Roosevelt pour les Etats-Unis, Churchill pour la Grande-Bretagne et Staline pour l'Union Soviétique) se réunissent afin de prendre des décisions militaires communes contre les forces de l'Axe. Le lieu de cette réunion est situé à Téhéran, l'actuelle capitale d'Iran.

La rencontre débute le 28 novembre 1943 et prend fin le 1er décembre. Les demandes de Staline sont prises en compte par ses alliés, qui acceptent le principe du second front, ce qui accélère le travail des militaires alliés travaillant aux "Opérations Combinées". Une chose est certaine, l'assaut se fera à partir de l'Angleterre, pour des raisons logistiques. Il faut à présent désigner le point du débarquement. Où débarquer ?

Churchill propose alors une attaque par la Méditerranée, frappant ainsi le "ventre mou" de l'Europe, mais cette requête échoue (chose importante, il souhaitant en fait réduire l'influence politique des troupes soviétiques dans les Balkans). Les côtes de l'Atlantique sont trop éloignées et de plus, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boot, y font la loi. Il en est de même pour les côtes de la Bretagne, tandis que le courant à proximité des plages belges est bien trop fort et risquerait de détruire un grand nombre d'embarcations ce qui représente un risque inutile. Quant aux plages de Hollande, les terres derrière les plages sont inondées et ne facilitent pas le débarquement de matériel à grande échelle ; les Allemands ont d'autre part particulièrement bien fortifié les côtes du Nord de la France (notamment dans le Pas-de-calais). Une seule proposition demeure intéressante : la Normandie.
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# Posté le mardi 24 juin 2008 12:42

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:15

Arme de poing US

Arme de poing US
Colt 1911A1


Histoire, fiche technique et photo
Image : Colt 1911A1


Historique du pistolet Colt 1911A1

Le pistolet Colt a été imaginé et dessiné par l'ingénieur américain John Moses Browning. Il répond à une demande accrue des forces US engagées dans la jungle, et qui souhaite disposer d'un pistolet maniable, compact et solide.

Le choix de la munition tirée par ce pistolet a été sujet de nombreux débats, et la décision s'est finalement prise pour un calibre .45 (11,43 mm) plutôt qu'un calibre .38 (9.65 mm), car les soldats américains ont préféré être dotés d'une arme de poing disposant d'un plus fort calibre.

Le Colt 1911 est entré en service dans l'Armée américaine le 29 mars 1911, puis il a été également adopté deux ans plus tard par l'US Navy et l'US Marine Corps.

Pendant la Première Guerre Mondiale, se pistolet a révélé quelques défauts qui ont été réparés en 1926. Ainsi, le 1911A1 voit le jour : il est plus compact, la gachette est également plus courte, le dispositif de visée est simplifié... Le nouveau modèle a été produit à une si grande quantité qu'en 1945, le Gouvernement américain stoppe sa fabrication et décide de puiser dans les réserves, largement suffisantes.

Largement utilisé pendant les guerres de Corée et du Vietnam, le Colt 1911A1 a été notamment utilisé par les forces Françaises et Norvégiennes. Il est aujourd'hui toujours en dotation dans certains corps de l'Armée américaine et dans certaines organisations telles que le FBI ou la police SWAT d'intervention d'urgence.



Fiche technique du pistolet Colt 1911A1

Pays créateur/utilisateur : Etats-Unis d'Amérique
Dénomination : Colt 1911A1


Mode de tir : Semi-automatique
Calibre : 11,43 mm
Chargeur : 7 balles
Portée : 50 m
Cadence de tir : 20 coups/min

Masse : 1,06 kg
Longueur : 218 mm






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# Posté le mardi 24 juin 2008 12:46

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:15

Carabine US

Carabine US
US M1 Carbine


Histoire, fiche technique et photo
Image : US M1 Carbine


Historique du fusil US M1 Carbine

Pour faire face à la stratégie allemande de la "Guerre Eclair" ("Blitzkrieg"), les forces armées américaines décident de doter leurs troupes d'un fusil léger fonctionnant en mode semi-automatique.

Plusieurs ingénieurs ont travaillé sur cette arme, et notamment David M. "Carbine" Williams. L'entreprise Winchester s'est charger de fabriquer le M1 Carbine.

Son principal atout se trouve dans son poids (2,36 kilogrammes), permettant à des officiers ou des opérateurs radio de disposer d'une arme légère et maniable. Mais sa petite taille réduit fortement la valeur léthale des balles.

Le mode semi-automatique est également un des points forts du M1 Carbine, qui a été utilisé pendant la Guerre de Corée et une partie de celle du Vietnam.

Une version M1A1 Carbine Para a été également conçue pour désencombrer les troupes aéroportées, et est ainsi munie d'une crosse repliable.



Fiche technique du fusil US M1 Carbine

Pays créateur/utilisateur : Etats-Unis d'Amérique
Dénomination : M1 Carbine
Production totale : 6 200 000 unités (entre 1941 et 1945)


Mode de tir : Semi-automatique
Calibre : 7,62 mm
Chargeur : 15/30 balles
Portée pratique : 300 m
Portée maximale : 2010 m
Cadence de tir : 30 coups/min

Masse : 2,36 kg
Longueur : 904 mm






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# Posté le mardi 24 juin 2008 12:47

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:15

Carabine para US

Carabine para US
US M1A1 Carabine Para


Histoire, fiche technique et photo
Image : US M1A1 Carbine Para


Historique du fusil M1A1 Carabine Para

Pour faire face à la stratégie allemande de la "Guerre Eclair" ("Blitzkrieg"), les forces armées américaines décident de doter leurs troupes d'un fusil léger fonctionnant en mode semi-automatique.

Plusieurs ingénieurs ont travaillé sur cette arme, et notamment David M. "Carbine" Williams. L'entreprise Winchester s'est charger de fabriquer le M1 Carbine.

Son principal atout se trouve dans son poids (2,50 kilogrammes), permettant à des officiers ou des opérateurs radio de disposer d'une arme légère et maniable. Mais sa petite taille réduit fortement la valeur léthale des balles.

Le mode semi-automatique est également un des points forts du M1 Carbine, qui a été utilisé pendant la Guerre de Corée et une partie de celle du Vietnam.

La version M1A1 Carbine Para, développée sur les plans de la M1 Carbine, a été conçue pour désencombrer les troupes aéroportées, et est ainsi munie d'une crosse repliable.



Fiche technique du fusil M1A1 Para

Pays créateur/utilisateur : Etats-Unis d'Amérique
Dénomination : M1A1 Carbine


Mode de tir : Semi-automatique
Calibre : 7,62 mm
Chargeur : 15/30 balles
Portée pratique : 300 m
Portée maximale : 2010 m
Cadence de tir : 30 coups/min

Masse : 2,50 kg
Longeur avec crosse : 905 mm
Longeur avec crosse repliée : 648 mm






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# Posté le mardi 24 juin 2008 13:49

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:14